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Ce plat auvergnat revisite un classique français à la cool, super simple et généreux. Chez moi, c’est l’assurance de réunir la famille dès les premiers frimas, et rien que l’odeur du bouillon, ça me rappelle les dimanches chez mes parents. À table, on profite des bons légumes, de la saucisse moelleuse et du chou tendre, tout ça mijoté dans une eau parfumée d’herbes qui sent trop bon dans la maison.
La première fois que je l’ai fait, c’était un soir pluvieux pour régaler mon père, il adore les plats mijotés. Depuis, c’est notre incontournable du week-end, chaque fois c’est un vrai moment de retrouvailles.
Ingrédients
- Deux litres d’eau : la base du bouillon, prenez de l’eau filtrée si vous pouvez
- Trois grosses carottes : elles ramènent un peu de douceur et de couleur, prenez-les bien fermes
- Deux navets : pour le petit goût typique, préférez les petits bien blancs
- Un oignon : ça parfume le bouillon tout en douceur, choisissez-le bien plein
- Deux clous de girofle : pour apporter du caractère, ils doivent sentir fort
- Une cuillère à soupe de sel : pour l’assaisonnement, adaptez à la dernière minute selon vos envies
- Dix grains de poivre noir : donnez du pep’s, le poivre doit être bien frais
- Une feuille de laurier : pour la touche du Sud, elle doit être bien verte
- Quelques branches de thym frais ou une demi-cuillère à café de thym sec : indispensable pour le goût, le bio c’est encore mieux
- Deux à quatre tranches épaisses de lard fumé : pour le côté gourmand et le goût fumé, demandez au boucher
- Un demi chou vert frisé : super fondant et rustique, choisissez-le sans taches
- Deux grosses saucisses fraîches : pour le bonus gourmand, prenez-les chez un bon artisan si possible
- Quatre pommes de terre : la touche qui rassasie, il faut qu’elles soient fermes pour bien tenir à la cuisson
Déroulé détaillé
- Couper les légumes :
- Pelez les carottes, coupez-les en rondelles d’un centimètre. Faites pareil pour les navets, coupez-les en quatre puis en morceaux d’un centimètre. C’est mieux si tout a la même taille pour une cuisson uniforme et joli rendu.
- Lancer le bouillon :
- Mettez l’oignon entier et épluché dans la casserole d’eau froide. Plantez-y au préalable les deux clous de girofle, ça va parfumer tranquillement. Ajoutez le laurier, le thym, le sel et le poivre. Faites chauffer fort jusqu’à ébullition puis baissez quand ça commence à frémir pour laisser mijoter tout doucement.
- Ajouter le lard :
- Découpez les tranches de lard en deux, ce sera plus facile à servir. Ajoutez dans la casserole, la graisse va donner du goût et un petit côté corsé très sympa.
- Dorer les saucisses :
- Chauffez un peu d’huile dans une poêle, faites dorer les saucisses sur feu moyen pour une jolie couleur. Piquez-les après, comme ça elles ne vont pas éclater quand vous les mettrez dans l’eau. Ajoutez-les dans la grande casserole.
- S’occuper du chou :
- Enlevez les feuilles abîmées et le centre du chou. Coupez en gros morceaux d’environ deux à trois centimètres. Ajoutez dans la cocotte, il cuira tout doux et restera tendre sans se défaire.
- Ajouter les pommes de terre :
- Pelez et coupez en deux, puis tranchez chaque moitié en rondelles d’un centimètre. Ajoutez dans la casserole pour les vingt dernières minutes, elles doivent rester entières mais bien tendres.
- Finaliser :
- Sortez l’oignon, le laurier et les branches de thym à la fin. Retirez la viande, coupez lard et saucisses en gros morceaux d’un centimètre environ, puis remettez-les pour bien les réchauffer.
- Servir bien chaud :
- Dressez dans de grands bols avec un peu de bouillon et tous les légumes. Ajoutez une tranche de pain bien croustillant pour tremper et ne rien perdre du jus savoureux.
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J’avoue, j’adore mettre du chou vert frisé, ça donne un côté super moelleux et même les enfants reviennent se resservir sans râler. Un jour, j’ai cuisiné ce plat pour des amis après une rando, c’est devenu notre tradition dès que les navets refont surface sur les étals.
Conseils pour garder
Cette potée se conserve trois jours au frigo dans un grand tupperware. Pour que le goût reste top, il suffit de réchauffer doucement en ajoutant un trait d’eau ou un peu de bouillon pour que ça ne sèche pas. Vous pouvez aussi la congeler en petites portions, elle reste délicieuse en la réchauffant.
Astuces de remplacement
Pas de lard fumé ? Remplacez par du jarret de porc demi-sel ou de la poitrine, ça sera plus doux mais tout aussi bon. Si vous souhaitez une version végétale, mettez des pois chiches cuits à la place de la saucisse.
Conseils présentation
Servez direct la marmite au centre de la table, l’ambiance conviviale est garantie. Vous pouvez poser un pot de moutarde à l’ancienne à côté ou parsemer un peu de persil plat frais par-dessus, ça fait tout de suite plus joli et ça ajoute du peps.
Histoire rapide de la potée
Originaire du Massif Central, chaque village avait sa propre façon de la préparer selon les saisons et ce qu’il y avait sur le marché. Les familles la laissaient mijoter des heures sur le feu, ça parfumait tout l’intérieur et c’était la promesse d’un vrai bon repas partagé.
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Lancez-vous et retrouvez la convivialité des grands repas d’autrefois, c’est tout le réconfort à partager avec ceux qu’on aime. Et surtout, sortez un bon pain croustillant, histoire de ne pas laisser une goutte du bouillon parfumé.
Questions Fréquemment Posées
- → Quels légumes recommander pour ce plat ?
Privilégiez les pommes de terre, le chou, les carottes, les navets et les oignons pour un mélange équilibré.
- → Y a-t-il des alternatives aux saucisses ?
Bien sûr, essayez des viandes fumées ou des alternatives végétariennes selon vos envies.
- → Comment donner plus de goût au bouillon ?
Incorporez thym, laurier, clou de girofle et grains de poivre pour un bouquet d’arômes.
- → Quel accompagnement met en valeur ce plat ?
Une miche de pain rustique est parfaite pour savourer chaque bouchée et le jus parfumé.
- → Peut-on anticiper la préparation de ce plat ?
Absolument, laissez reposer une nuit pour amplifier les saveurs, et réchauffez avant de servir.